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Appel à contribution (Revue)


Numéro thématique :NEUROSCIENCES COGNITIVES ET ENSEIGNEMENT DES LANGUES

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Lieu : Centre universitaire d'Ain Témouchent - Algérie

Echéances:


Date limite pour soumettre une proposition : samedi 10 avril 2021
L'événement aura lieu à partir de : mardi 29 juin 2021
Responsable scientifique:Revue Algérienne Des Lettres RAL


Revue algérienne des lettres
Appel à contribution pour le n°8‎
‎(en français et anglais)‎

NEUROSCIENCES COGNITIVES ET ENSEIGNEMENT DES LANGUES
Numéro thématique coordonné par BOUTERFAS Belabbas et BAHRI Souâd

Depuis que les études sur le cerveau se sont intensifiées, les spécialités liées à ‎l’apprentissage et à l’acquisition des connaissances ont investi ces nouveaux champs de ‎recherche dans l’espoir d’expliquer les mécanismes qui permettent aux apprenants de ‎construire leurs savoirs et de comprendre les origines de certains troubles qui entravent ou ‎retardent les apprentissages. De nos jours, l’apport scientifique des neurosciences et ‎l’attraction que ces dernières exercent sur les spécialistes de l’éducation et de la formation ont ‎conduit les décideurs et les pédagogues à accélérer les transferts de ces résultats à l’intérieur ‎de la classe car, pensent-ils, il est temps de mieux cerner l’acte d’apprendre, depuis que des ‎progrès considérables ont été réalisés en imagerie cérébrale. En effet, l’acte d’apprendre est ‎complexe du moment qu’il mobilise un ensemble tissé d’activités intellectuelles qui interfèrent ‎simultanément. Les savoirs issus de la psychologie cognitive et des sciences de l’éducation ‎ont, bien avant les récentes avancées des neurosciences éducatives, tenté de comprendre ‎comment s’effectuaient les constructions des savoirs et des acquisitions et comment ‎remédier aux difficultés liées à l’apprentissage. Les neurosciences éducatives bénéficient, en ‎plus, des apports de la neuroscience cognitive, connue comme une « discipline scientifique et ‎domaine de recherche qui [a] pour objectif d'identifier et de comprendre le rôle des ‎mécanismes cérébraux impliqués dans les différents domaines de la cognition (perception, ‎langage, mémoire, raisonnement, apprentissages, émotions, fonctions exécutives, motricité ‎‎…) » (Berthier et al., 2018 : 18). De surcroît, les neurosciences éducatives intéressent ‎particulièrement les secteurs de l’éducation par le fait qu’elles peuvent agir sur la ‎compréhension du processus d’apprentissage et la construction du savoir en même temps ‎que sur l’acte pédagogique et donc sur les meilleures pratiques à adopter dans la formation ‎des formateurs.‎
Les informations dévoilées sur le fonctionnement du cerveau et ses perpétuels changements, ‎de par la création de nouvelles connexions neuronales et la destruction d’autres ― ce qui ‎permet la consolidation de certaines zones du cerveau au détriment d’autres ― montrent à ‎quel point les différents apprentissages façonnent le cerveau de manière à ce qu’il puisse ‎s’adapter à l’environnement dans lequel l’apprentissage est pratiqué, à tout âge, et cela grâce ‎à sa plasticité (Vidal : 2012). Par conséquent, tout ce que l’individu fait et à n’importe quel âge, ‎permet des interconnexions de neurones prouvant la pertinence de la plasticité cérébrale ‎‎« dépendante de l’expérience » (Lovden et coll. : 2010) que les neurosciences tentent de ‎démontrer depuis trente ans. En dépit du fait que cette neuroplasticité diminue avec l’âge, il ‎n’en demeure pas moins que la préservation des compétences acquises est maintenue par ‎leur exercice régulier.‎
Toutefois, l’engouement suscité par le développement des neurosciences et leur apport aux ‎domaines de l’éducation et de la formation reste mitigé car difficile à mettre en pratique à ‎cause de la complexité des dispositifs à mettre en place. ‎
Dans ce numéro nous proposons aux chercheurs en sciences de l’éducation, aux ‎didacticiens, linguistes, psychologues, neurolinguistes, neuroscientifiques…de réfléchir sur la ‎place qu’occupent actuellement les neurosciences et les sciences cognitives dans le domaine ‎de l’enseignement/apprentissage en général et leur relation avec ‎l’enseignement/apprentissage des langues, en particulier. Au-delà du simple travail descriptif ‎et interprétatif des résultats obtenus, il est question de penser une école consciente de la ‎pertinence indélébile de la plasticité cérébrale et de l’évolution des motivations et des ‎capacités des apprenants pour pouvoir s’adapter à leurs besoins en mouvement.‎
Dans l’enseignement dit « ordinaire », par opposition à l’enseignement spécialisé, l’enjeu ‎majeur sera de prendre en considération la diversité de la classe en tenant compte de la ‎construction du savoir des apprenants et la remise en question des théories traditionnelles ‎encore appliquées dans le domaine de l’enseignement des langues, entre autres. Il convient ‎aussi de s’interroger sur la relation entre le phénomène du plurilinguisme et les mécanismes ‎d’apprentissage.‎
Dans le domaine de la formation des formateurs, nous nous interrogerons sur les moyens à ‎mettre en œuvre pour l’intégration des neurosciences et des sciences cognitives dans le ‎cursus de formation afin de permettre d’actualiser les connaissances, les méthodes ‎d’enseignement et de modifier la perception de la classe comme espace d’enseignement.‎
Nous nous interrogerons, également, sur le rapport entre la didactique et la psychologie ‎cognitive et la prise en compte des stratégies cognitives, métacognitives et socio-affectives ‎dans l’apprentissage des langues. ‎
Les interrogations concerneront, par la même occasion, la créativité en contexte ‎d’enseignement qui ne peut avoir lieu qu’avec une implication active des apprenants dans leur ‎processus d’apprentissage, tout en reconsidérant la place de l’affect dans l’enseignement des ‎langues et ce, grâce à des expériences authentiques vécues par les apprenants leur ‎permettant de les évoquer en faisant usage d’un vocabulaire et de phrases ; ce qui permettrait ‎à l’apprenant de « vivre » son apprentissage en mobilisant ses sens et ses émotions. De fait, ‎le Emo-learning, qui tend à prendre en considération l’évolution du cerveau tant sur le plan ‎intellectuel que sur le plan affectif et la mobilisation de ces deux facultés dans l’apprentissage ‎de manière générale et dans l’acquisition des langues de manière particulière, est une voie ‎nouvelle susceptible d’ouvrir de nouveaux horizons dans le domaine de l’apprentissage. ‎
Voici des axes de réflexion à titre de propositions. ‎
Axe 1 : Espace, cognition et enseignement des langues ‎
Axe 2 : Neurosciences affectives, pédagogie positive et enseignement attractif des langues ‎
Axe 3 : Cognition et caractère ludique de l’enseignement
Axe 4 : Imagination, apprentissage et cognition
Axe 5 : Intelligences multiples et apprentissage
Axe 6: Introduction des pratiques liées aux découvertes en neurosciences dans ‎l’enseignement ‎
Axe 7 : Vers un nouveau profil d’enseignants


Important :‎

Dernier délai pour la réception des contributions : 10 avril 2021‎
Sortie du numéro : 29 juin 2021‎
Lien du site de la revue : http://ral.cuniv-aintemouchent.dz
Lien de soumission : https://www.asjp.cerist.dz/en/submission/523‎


‎* * *‎
Algerian Journal of letters

Call for papers ‎
Issue 8‎

COGNITIVE NEUROSCIENCE AND LANGUAGE TEACHING
Issue coordinated by BOUTERFAS Belabbas and BAHRI Souâd

Since studies on the brain have intensified, specialties related to learning and the acquisition ‎of knowledge have invested these new fields of research in the hope of explaining the ‎mechanisms that allow learners to build their knowledge and understand the origins of certain ‎disorders that hinder or delay learning. Nowadays, the scientific contribution of neuroscience ‎and the attraction they exert on specialists in education and training have led decision-makers ‎and educators to accelerate the transfer of these results within the classroom. The reason is ‎that they believe it is time to get a better grasp of the act of learning, since considerable ‎progress has been made in brain imaging. Indeed, the act of learning is complex as long as it ‎mobilizes a woven set of intellectual activities that simultaneously interfere. Knowledge from ‎cognitive psychology and educational sciences, long before recent advances in educational ‎neuroscience, attempted to understand how the construction of knowledge and its acquisition ‎were carried out, as well as how to remedy the difficulties associated to learning. Educational ‎neuroscience benefit, in addition, from the contributions of cognitive neuroscience, defined as ‎a "scientific discipline and field of research which aims to identify and understand the role of ‎the brain mechanisms involved in the different domains of cognition (perception , language, ‎memory, reasoning, learning, emotions, executive functions, motor skills…) ”(Berthier et al., ‎‎2018: 18). Moreover, educational neuroscience is of particular interest to the education ‎sectors by the fact that it can act on the understanding of the learning process and the ‎construction of knowledge at the same time as on the teaching act and, therefore, on best ‎practices, to be adopted in the training of trainers.‎
The information unveiled about the functioning of the brain and its perpetual changes, by the ‎creation of new neural connections and the destruction of others - which allows the ‎consolidation of certain areas of the brain to the detriment of others - shows how different ‎forms of learning shape the brain so that it can adapt to the environment in which it is ‎practiced, at any age thanks to its plasticity (Vidal: 2012). As a matter of fact, whatever the ‎individual does through his/her life time enables interconnections of neurons proving the ‎relevance of the "experience-dependent" brain plasticity (Lovden et al.: 2010) that ‎neuroscience is attempting to address as it has been demonstrated for thirty years. Despite ‎the fact that this neuroplasticity decreases with age, the fact remains that the preservation of ‎acquired skills is maintained by their regular exercise.‎
However, the enthusiasm generated by the development of neuroscience and its contribution ‎to the fields of education and training remains mixed because it is difficult to be put into ‎practice due to the complexity of the mechanisms to be implemented.‎
For this new issue of the journal, we invite researchers in educational science, didacticians, ‎linguists, psychologists, neurolinguists, neuroscientists ... to think about the place currently ‎occupied by neuroscience and cognitive science in the field of teaching / learning, in general, ‎and their relation to language teaching / learning, in particular. Beyond the simple descriptive ‎and interpretative work of the results obtained, it is a question of designing a school aware of ‎the indelible relevance of cerebral plasticity and the evolution of the motivations and ‎capacities of learners to be able to adapt to their needs in movement.‎
In so-called “ordinary” education, as opposed to specialized education, the major stake will be ‎to take into consideration the diversity of the class by taking into account the construction of ‎the knowledge of the learners and the questioning of still traditional theories applied in the field ‎of language teaching, among others. It is also necessary to question the relationship between ‎the phenomenon of plurilingualism and the mechanisms of learning.‎
In the field of the training of trainers, we will examine the means to be implemented for the ‎integration of neuroscience and cognitive science into the training course in order to update ‎knowledge, teaching methods and change the perception of the classroom as a teaching ‎space. In the same vein, we will inspect the relationship between didactics and cognitive ‎psychology and the consideration of cognitive, metacognitive and socio-affective strategies in ‎language learning.‎
At the same time, the questions will concern creativity in the teaching context, which can only ‎take place with the active involvement of learners in their learning process, while ‎reconsidering the place of affect in the teaching of languages, thanks to authentic ‎experiences as evoked by the learners by the means of making use of a vocabulary and ‎sentences. This would allow them to "live" learning by mobilizing their senses and emotions. In ‎fact, Emo-learning, which tends to take into account the evolution of the brain, both ‎intellectually and emotionally, and the mobilization of these two faculties in learning, in ‎general, and in the acquisition of languages, in particular, is a new path likely to open up new ‎horizons in the field of learning.‎

Areas of research :‎
‎- Space, cognition and language teaching
‎- Affective neuroscience, positive pedagogy and attractive language teaching
‎- Cognition and playful teaching
‎- Imagination, learning and cognition
‎- Multiple intelligence and learning
‎- Introduction of practices related to neuroscience discoveries in teaching
‎- Towards a new teacher profile


Important : ‎

Deadline for receipt of contributions: 10 th April 2021‎
Link to the magazine's website: http://ral.cuniv-aintemouchent.dz
Submission link: https://www.asjp.cerist.dz/en/submission/523‎


Références bibliographiques

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